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Le cerveau dans la presse

Le cerveau des pro de la méditation

La science s’intéresse de façon très sérieuse à nos facultés jusque la considérées comme paranormale. Ce qui, jusque à présent paraissait “extra” ordinaire pourrait bien devenir une faculté “ordinaire” car comprise de tous. Nous avançons à pas de géant sur ces sujets et cela laisse apparaître des perspectives exaltantes.

Lisez cet article sur l’étude du cerveau de Matthieu RICARD,

 

Voilà deux jours que le cerveau de Matthieu Ricard passe sous la loupe des scientifiques à Liège. Les réactions de ce moine bouddhiste sont surprenantes.

À l’issue de deux journées de tests sur le cerveau au repos du moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard, le professeur Steven Laureys, directeur du Coma Science Group et neurologue au CHU de Liège, a indiqué mercredi au cours d’une rencontre avec la presse au sein de l’hôpital universitaire liégeois que certaines des premières observations étaient extraordinaires, tout en précisant qu’il était encore trop tôt pour livrer des enseignements précis.

«Durant les journées de tests se déroulant de 8hà 20 h, Matthieu Ricard m’a impressionné par cette capacité à modifier son activité cérébrale. Lors de certains tests, nous avons découvert des réponses jamais observées auparavant. Néanmoins, nous aurons besoin de temps pour analyser toutes ces données», a relaté le professeur Laureys.

Un cerveau de pro de la médiatation

Arrivé à Liège dimanche soir, Matthieu Ricard, qui «prête» régulièrement son cerveau à la science depuis une quinzaine d’années, a subi une série de tests sous la conduite du professeur Laureys lundi et mardi au CHU de Liège. «Le premier défi était de mieux comprendre le cerveau de Matthieu Ricard après toutes ces années de pratique en méditant. Ensuite, nous voulions observer les changements de l’activité métabolique dans un état de méditation», a expliqué Steven Laureys.

«La méditation est un état d’extrême lucidité, il comporte différents degrés mais n’a rien de mystérieux. Pour aider l’équipe de scientifiques, à la fin d’une session de tests, je notais sur une échelle allant de 1 à 9 la qualité de mon ressenti de méditant», a indiqué Matthieu Ricard.

Des experts en méditation

L’équipe du Coma Science Group a étudié le cerveau du moine bouddhiste en pleine méditation au moyen d’appareils d’imagerie médicale et les données recueillies s’annoncent très intéressantes.

Selon M. Laureys, les résultats de ces expérimentations pourraient faire avancer les recherches dans l’aide à fournir aux personnes dans le coma et souffrant de blessures dans des zones cérébrales spécifiques.

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La presse en parle Le cerveau dans la presse

Neurochirurgie et cerveau

Lisez cet article totalement passionnant sur le travail du professeur Hugues DUFFAU.

Cet article à  lui seul démontre que nous avons encore beaucoup à apprendre sur l’organisation du cerveau. Les avancées technologiques vont vraisemblablement faire voler en éclat des certitudes jusqu’alors reconnues de tous.

 

Lauréat de l’équivalent du prix Nobel en neurochirurgie, Hugues Duffau affirme dans le numéro d’octobre de la revue Brain que la zone de la parole dans le cerveau n’existe pas. Il développe son propos pour L’Express.

l y a dix-sept ans, lorsque vous avez pour la première fois opéré une patiente par la chirurgie éveillée, imaginiez-vous qu’elle mènerait une vie normale?

Je n’aurais pas osé en rêver. A mes débuts, les patients vivaient en moyenne huit ans après leur diagnostic de cancer du cerveau, alors très pénible à annoncer. On les opérait endormis, en ôtant le minimum de la tumeur pour ne pas risquer de toucher une zone essentielle. Nous avions la hantise que le patient se réveille muet ou paralysé. A la longue, cette tumeur finissait par récidiver.

La chirurgie éveillée a tout changé. Je l’ai pratiquée pour la première fois sur une femme de 25 ans. Elle a repris son travail d’infirmière, elle est devenue maman. Sa tumeur s’est stabilisée sans jamais se montrer maligne. Je la revois uniquement pour des contrôles, à deux ans d’intervalle. A ce jour, j’ai opéré plus de 500 personnes, et 90 % d’entre elles sont toujours de ce monde. Moins de 0,5% conserve des séquelles de l’intervention. L’ambiance a du coup radicalement changé dans les services comme le nôtre. Les patients ne se sentent plus aussi menacés, ils veulent surtout savoir s’ils pourront mener la même vie qu’avant.

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