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La presse en parle Mémoire

Une mémoire extraordinaire ?

Chacun d’entre nous à un pouvoir extraordinaire, qui ne demande qu’a s’exprimer. Pour accélérer la découverte du trésor caché les techniques de mémorisation sont primordiales. Lisez plutôt cet article consacré à Sébastien MARTINEZ  jeune prodige de la mémoire qui participe désormais au championnat du monde de la mémoire. 

Voici une liste de trente mots. Visualisez-là pendant cinq minutes. Oui, là, tout de suite.

mémoire
 

C’est bon? Maintenant, récitez-la.

Impossible? Non. Vous n’y arrivez probablement pas, mais sachez-le: vous n’en êtes pas loin. Je croyais moi aussi que c’était impossible avant de devenir un athlète de la mémoire. Le par cœur me faisait horreur. Et me voilà, aujourd’hui, capable de retenir plus de 120 chiffres en 5 minutes, 1 paquet de 52 cartes en moins de 2 minutes, 30 noms et visages en 5 minutes, ou une liste de 50 mots en 5 minutes.

Certains sursautent en entendant ces exploits. Ils me regardent bizarrement, comme si la nature m’avait doté de super pouvoirs, comme si j’étais différent. Eh bien, ne soyez pas déçu, mais je suis exactement comme vous. Ma vie ressemble à celle de tous les jeunes hommes de 28 ans. Simplement, j’ai choisi, il y a quelques années, d’entraîner ma mémoire.

Encore méconnue, la discipline que je pratique donne lieu à des championnats du monde depuis 1991. La compétition porte sur dix épreuves, parmi lesquelles les cinq citées ci-dessus. C’est un sport officiel, avec son règlement, ses rites, ses stars, son public de plus en plus fidèle.

Comme je l’explique dans la préface de “L’homme qui se souvient de tout”, qui vient d’être publié aux éditions Premier Parallèle, au début, c’était un jeu. Moi qui avais horreur d’apprendre par cœur, je me suis vite rendu compte qu’avec un peu de technique, ce que je détestais pouvait devenir un réel plaisir. Mais lorsque l’on arrive à cumuler la compréhension et la mémorisation, alors plus rien (ou presque!) ne peut nous arrêter. Et c’est ainsi que ce qui était un amusement est devenu mon métier, je suis aujourd’hui coach en mémorisation.

Un sport comme les autres

La mémoire répond aux mêmes règles qu’un sport classique: endurance, entraînement et régularité. Je m’entraîne entre trente minutes et une heure en temps normal, et jusqu’à quatre heures par jour lors du mois qui précède la compétition. Tel un basketteur qui perfectionnerait sa technique aux dribbles, shoots et passes, j’apprends à analyser les éléments que je dois retenir. Je décompose chaque “geste mental” avant de le répéter, encore et encore, pour améliorer ma rapidité et mon efficacité.

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Vous pouvez également visualiser cette vidéo sur ce même sujet.

Bon entrainement.

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La presse en parle Mémoire

Le sommeil pour avoir une bonne mémoire

Le sommeil est une condition essentiel pour conserver et optimiser sa mémoire.

Lisez plutôt ci dessous cet article paru dans Top Santé :

L’actualité scientifique nous répète l’importance de bien dormir pour être en bonne santé et stimuler sa mémoire. Dans quelle mesure le sommeil joue-t-il sur notre cerveau ? Robert Jaffard, professeur émérite en neurobiologie nous explique pourquoi on travaille mieux nos méninges quand on dort (suffisamment) bien.

Quel est le lien entre sommeil et apprentissage ?

Pour dire grossièrement, quand on dort on mémorise mieux. Les cellules nerveuses activées pendant l’apprentissage se réactivent pendant le sommeil. La mémoire joue un rôle dans l'”encodage”, c’est-à-dire qu’il prépare le cerveau à apprendre, à acquérir de nouvelles informations. Il participe aussi activement à la consolidation et la restitution de ces apprentissages pour en faire des souvenirs stables et durables.

Comment le sommeil se met-il au service de notre mémoire ?

Chaque stade du sommeil joue un rôle spécifique sur la mémoire. “Lors du sommeil léger puis profond qui suit l’endormissement c’est la mémoire déclarative, faite de nos souvenirs et de nos connaissances, qui est consolidée. Lors du sommeil paradoxal, plus tardif, ce sera la mémoire procédurale, celle de nos habiletés motrices et perceptives”, précise Robert Jaffard neurobiologiste et membre du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires.

Ce n’est pas un hasard si on dit que “la nuit porte conseil”. Huit heures de sommeil apportent la solution à un problème, affinent la connaissance topographique et améliorent notre capacité à planifier notamment.

 

En somme, pendant notre sommeil notre cerveau ne dort pas vraiment ?

Mieux, les performances peuvent s’améliorer pendant le sommeil comme si le cerveau poursuivait un entrainement, de la même manière qu’un sportif profite d’une récupération musculaire pour mieux se dépasser ensuite. Plus la tâche est complexe, plus le gain de performance grâce à une période de repos est renforcé.

Depuis quand les bénéfices du sommeil sur la mémoire sont-ils connus ?

La première expérience réalisée pour évaluer les effets du sommeil sur la mémoire remonte à 1924. Deux psychologues américains John Jenkins et Karl Dallenbach demandent à des étudiants d’apprendre des syllabes dénuées de sens, juste avant de dormir ou le matin au réveil. Puis ils sont interrogés sur les syllabes apprises.

Au final, les participants ont beaucoup moins oublié les syllabes quand ils ont dormi entre l’apprentissage et les tests. C’est la première étude à avoir établi le rôle du sommeil pour diminuer l’oubli. Cette conclusion sera par la suite corroborée par de nombreuses études comportementales. eLe sommeil protège le cerveau des interférences extérieures. Il traite les informations reçues la journée à l’abri des parasitese, explique Robert Jaffard.

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Le cerveau dans la presse

Le cerveau des pro de la méditation

La science s’intéresse de façon très sérieuse à nos facultés jusque la considérées comme paranormale. Ce qui, jusque à présent paraissait “extra” ordinaire pourrait bien devenir une faculté “ordinaire” car comprise de tous. Nous avançons à pas de géant sur ces sujets et cela laisse apparaître des perspectives exaltantes.

Lisez cet article sur l’étude du cerveau de Matthieu RICARD,

 

Voilà deux jours que le cerveau de Matthieu Ricard passe sous la loupe des scientifiques à Liège. Les réactions de ce moine bouddhiste sont surprenantes.

À l’issue de deux journées de tests sur le cerveau au repos du moine bouddhiste tibétain Matthieu Ricard, le professeur Steven Laureys, directeur du Coma Science Group et neurologue au CHU de Liège, a indiqué mercredi au cours d’une rencontre avec la presse au sein de l’hôpital universitaire liégeois que certaines des premières observations étaient extraordinaires, tout en précisant qu’il était encore trop tôt pour livrer des enseignements précis.

«Durant les journées de tests se déroulant de 8hà 20 h, Matthieu Ricard m’a impressionné par cette capacité à modifier son activité cérébrale. Lors de certains tests, nous avons découvert des réponses jamais observées auparavant. Néanmoins, nous aurons besoin de temps pour analyser toutes ces données», a relaté le professeur Laureys.

Un cerveau de pro de la médiatation

Arrivé à Liège dimanche soir, Matthieu Ricard, qui «prête» régulièrement son cerveau à la science depuis une quinzaine d’années, a subi une série de tests sous la conduite du professeur Laureys lundi et mardi au CHU de Liège. «Le premier défi était de mieux comprendre le cerveau de Matthieu Ricard après toutes ces années de pratique en méditant. Ensuite, nous voulions observer les changements de l’activité métabolique dans un état de méditation», a expliqué Steven Laureys.

«La méditation est un état d’extrême lucidité, il comporte différents degrés mais n’a rien de mystérieux. Pour aider l’équipe de scientifiques, à la fin d’une session de tests, je notais sur une échelle allant de 1 à 9 la qualité de mon ressenti de méditant», a indiqué Matthieu Ricard.

Des experts en méditation

L’équipe du Coma Science Group a étudié le cerveau du moine bouddhiste en pleine méditation au moyen d’appareils d’imagerie médicale et les données recueillies s’annoncent très intéressantes.

Selon M. Laureys, les résultats de ces expérimentations pourraient faire avancer les recherches dans l’aide à fournir aux personnes dans le coma et souffrant de blessures dans des zones cérébrales spécifiques.

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Le mieux être dans la presse

Optimisme et positive attitude

La double vertu de la positive attitude :

Ce mois ci parait un article sur aufeminin.com. Celui ci fait état d’une publication de chercheurs de l’université de l’illinois aux états unis. Outre le fait de se sentir mieux dans sa peau penser positivement aurait des effets sur le bon fonctionnement cardio-vasculaire. L’échantillon est conséquent (plus de 5000 personnes) et confirme scientifiquement cette relation directe entre notre façon de pensée et la santé physique.

Résultat : “les individus qui ont un haut degré d’optimiste ont deux fois plus de chances d’avoir une bonne santé cardiovasculaire par rapport à ceux qui sont plus pessimistes.”

Alors on fait quoi maintenant ??

Je vous laisse découvrir cette article dans le détail :

Selon une nouvelle étude publiée récemment aux Etats-Unis, les personnes optimistes seraient moins susceptibles de souffrir de problèmes cardiovasculaires. Quand on vous dit, qu’il faut toujours voir le verre à moitié plein.

Et si la positive attitude avait un réel effet sur notre santé ? C’est en tout cas ce qu’ont cherché à étudier des chercheurs de l’Université de l’Illinois. Dans une étude parue dans le premier numéro de l’année de la Health Behavior and Policy Review, ils expliquent qu’il existerait un lien entre l’optimisme et le profil cardiaque d’un patient. Selon eux, les personnes qui voient la vie du bon côté auraient deux fois plus de chances d’avoir un cœur en bonne santé que celles qui sont souvent négatives.

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La presse en parle

Matthieu Ricard : l’amour, émotion suprême

Un article qui replace a sa juste position la psychologie positive et surtout qui parle de l’amour avec un grand A. L’amour universel celui qui donne l’unité supreme. Merci Mr RICARD pour ce billet du point pour la sortie du livre Love 2.0.

 

Un livre démontre que la clé du bonheur est l’amour, non conçu comme un attachement stable mais comme une résonance renouvelable entre des personnes.

 

Par MATTHIEU RICARD

Le dernier ouvrage de l’une des pionnières de la psychologie positive, Barbara Fredrickson, Love 2.0 vient de paraître en traduction française (1). Contrairement à ce qui a été souvent dit et écrit à tort et à travers, la psychologie positive ne consiste nullement à “positiver” en essayant de voir la pauvreté, la maladie, la violence et autres souffrances sous un jour plaisant ou en imaginant que tout ce que nous souhaitons va automatiquement se réaliser. Il s’agit encore moins de la “pensée positive” promue par des ouvrages populaires dénués de tout fondement scientifique, comme Le Secret de Rhonda Byrne qui proclame qu’il suffit de souhaiter fortement quelque chose de “positif” pour que cela se produise. Il est clair que l’Univers n’est pas à la disposition de notre psychisme et ne constitue pas un catalogue sur lequel nous pourrions commander tout ce qui est censé satisfaire nos désirs et nos caprices.

La psychologie positive, pour sa part, est un domaine de recherche scientifique qui s’est donné pour but d’étudier et de renforcer les émotions positives, celles qui nous permettent de devenir de meilleurs êtres humains, tout en éprouvant une plus grande joie de vivre. En 1954, le fameux psychologue Abraham Maslow avait déjà fait remarquer que la psychologie avait connu beaucoup plus de succès en étudiant l’aspect négatif de l’esprit humain que son aspect positif : “C’est comme si la psychologie s’était volontairement limitée à une seule moitié de son domaine de compétence – la moitié la plus sombre et la plus pernicieuse.”

Une spirale ascendante

Or, les affects plaisants et déplaisants ne représentent pas seulement des contraires, mais procèdent de mécanismes différents. Se contenter d’éliminer la tristesse et l’anxiété n’assure pas automatiquement la joie et le bonheur. Il est donc nécessaire non seulement de remédier aux émotions négatives, mais aussi d’accroître les émotions positives.

Si l’expression “psychologie positive” avait déjà été utilisée par Maslow et autres auteurs, le premier article théorique qui donna ses lettres de noblesse à ce domaine de recherche s’intitulait “What good are positive emotions?” (Qu’est-ce que les émotions positives ont de bon ?) publié par Barbara Fredrickson en 1998 dans laReview of General Psychology.

La même année, un groupe de psychologues s’est réuni sous l’égide de Martin Seligman, alors président de l’Association américaine de psychologie, et de Mihaly Csíkszentmihályi, bien connu notamment pour sa théorie du “flux” (l’expérience gratifiante d’être totalement immergé dans ce que l’on fait, état dans lequel les pensées et les actions s’enchaînent naturellement avec fluidité), pour fonder le Réseau de psychologie positive.

Les émotions positives telles que la joie, le contentement, la gratitude, l’émerveillement, l’enthousiasme, l’inspiration et l’amour sont bien plus qu’une absence d’émotions négatives. Cette dimension supplémentaire ne se réduit pas à une simple neutralité de l’esprit : elle est source de profondes satisfactions. À l’inverse de la dépression, qui provoque généralement une plongée en vrille, les émotions positives engendrent une spirale ascendante : “Elles construisent la force d’âme et influencent la façon de gérer l’adversité”, écrit Fredrickson.

Une nouvelle définition de l’amour

En France, un nombre croissant de chercheurs et de cliniciens s’intéressent à la psychologie positive, comme en témoignent notamment les ouvrages de Jacques Lecomte, Rebecca Shankland etChristophe André (2).

Dans Love 2.0, une synthèse de l’ensemble de ses travaux et de ceux d’autres scientifiques, Barbara Fredrickson va plus loin : elle avance, preuves à l’appui, que l’amour est l’émotion suprême. C’est l’émotion positive par excellence, celle dont les bienfaits sont les plus étendus et les plus puissants.

Mais, attention, vous n’y retrouvez peut-être pas votre définition habituelle de l’amour : pour Fredrickson, l’amour est une résonance positive entre deux ou plusieurs personnes. L’amour n’est pas un état d’âme stable gravé en nous pour des mois ou des années : c’est une émotion passagère mais renouvelable à l’infini.

En effet, les recherches ont montré que si l’amour est éphémère du fait qu’il est très sensible aux circonstances et nécessite certaines conditions préalables, une fois que l’on a identifié ces conditions, on peut reproduire ce sentiment d’amour un nombre incalculable de fois par jour. Selon cette définition, l’amour est à la fois plus vaste et plus ouvert, et sa durée plus courte qu’on ne l’imagine généralement. Nous sommes donc loin de ce que nous appelons habituellement “amour”, qu’il soit romantique ou filial, ou qu’il s’agisse d’un engagement par le mariage ou tout autre ritue

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L’apprentissage d’une seconde langue améliore les fonctions cognitives

Apprendre à parler une autre langue renforce le cerveau et permet de mieux vieillir, selon une nouvelle étude américaine.

Do you speak english ? (Parlez-vous anglais), 你說中國話 ? (Parlez-vous chinois ?) Il n’est jamais trop tard pour apprendre une seconde langue. Et surtout jamais inutile, même si vous ne comptez pas mettre les pieds en Chine. Car l’apprentissage d’une seconde langue booste considérablement le cerveau. Une étude publiée dans leJournal of Neurolinguistics en apporte une nouvelle fois la preuve.
Amélioration des réseaux connectés
Dirigée par une équipe de l’université de Pensylvanie, l’étude comprend 39 natifs anglophones. L’expérience a consisté à leur donner des cours de chinois pendant six semaines. Avant et après chaque séance, les participants ont passé des examens d’imagerie à résonnance médicale (IRM), afin d’évaluer la qualité de la connexion de leurs réseaux cérébraux.
A la fin de chaque cours, tous les étudiants affichaient une augmentation de la qualité de la connexion de leurs réseaux cérébraux (à des niveaux plus ou moins élevés selon les performances individuelles de chacun des participants). Le Dr Ping Li, auteur principal de l’étude, en conclut que « contrairement aux autres études, le cerveau est beaucoup plus malléable que ce nous pensions. » Comme un muscle, il se renforcerait avec l’usage quotidien, selon les auteurs de l’étude. Et, ce à n’importe à quel âge. « Nous avons enregistré des changements anatomiques du cerveau sur les personnes âgées. Ce qui est très encourageant car cela signifie que l’apprentissage d’une langue peut aussi aider à mieux vieillir » se réjouit le Dr Li.

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La presse en parle

Télépathie: réussite d’une expérience de communication à distance entre deux cerveaux

Article du Huffingtonpost. Expériences de télépathie. Passionnant. Ce qui tend à prouver que nous inter-agissons entre nous, que nous avons de formidable découverte devant nous.

SCIENCE – On n’est ni dans Star Trek, ni dans X-Men mais à l’université de Washington. Sur ce campus, plusieurs personnes ont interagi par télépathie avec succès. Ce n’est pas une première, mais la confirmation du fonctionnement d’une méthode déjà testée en 2013 par des chercheurs de cette université. Les résultats de leur étude ont été publiés le 5 novembre 2014 dans la revue PLOS ONE.

En août 2013, deux scientifiques, Rajesh Rao et Andrea Stocco, avaient réussi à entrer en contact à distance. Le premier avait réussi à faire bouger l’un des doigts du second en envoyant un signal mental via Internet.

Cette fois-ci, ils ont réussi à reproduire cette interaction de cerveau à cerveau chez trois couples de personnes. A plusieurs reprises, les signaux du cerveau d’une première personne ont été transmis avec succès via Internet au cerveau de la seconde. Celles-ci se trouvaient dans deux bâtiments distincts du campus de l’université, à environ 800 mètres de distance, et étaient donc incapables de communiquer de quelque manière que ce soit. Sauf par télépathie.

Les signaux du cerveau de la première personne étaient captés par électro-encéphalographie (l’équivalent pour le cerveau de ce qu’est l’électrocardiogramme pour le cœur). Cet appareil peut “lire” l’activité du cerveau, ses impulsions électriques. L’autre personne est équipée d’un autre appareil, chargé de recevoir ces signaux et capable de stimuler magnétiquement le cerveau.

En d’autres termes, les signaux d’un cerveau vont forcer l’autre cerveau à opérer un mouvement. Dans cette expérience, la première personne jouait à un jeu vidéo dans lequel elle devait défendre une ville en tirant des coups de canons. En pensant à “faire feu”, c’est la main de l’autre personne, posée sur un pavé tactile, qui déclenchait le coup de canon. Selon les personnes, la précision oscillait entre 25 et 83%, non pas en raison de l’équipement, mais parce l’envoi de signaux sans agir est difficile.

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Le secret des personnes les plus productives: faire souvent des pauses

Les personnes dont la productivité au travail est la plus élevée travaillent en moyenne 52 minutes d’affilée sous haute concentration, sans relever leur boîte e-mail, puis font une pause de 17 minutes en moyenne au cours de laquelle elles socialisent avec les collègues, font quelques pas, s’occupent d’autre chose, par exemple de Facebook.

Ces résultats ont été obtenus mesurant le temps qu’un très grand groupe d’employés passait sur des applications informatiques considérées comme des outils productifs pour la fonction de chaque employé – ces outils pouvant être différents selon les personnes. Les auteurs de l’étude ont ensuite identifié les 10% de personnes les plus productives de l’échantillon et ils ont analysé plus finement quel était le comportement de travail de ces personnes.

Il en résulte certains points communs remarquables : ces employés travaillent en moyenne 52 minutes d’affilée sous haute concentration, sans relever leur boîte e-mail, puis font une pause de 17 minutes en moyenne. Au cours de ces pauses, ils socialisent avec les collègues ou sur Facebook, marchent, boivent ou mangent quelque chose, font quelques mouvements de gymnastique, s’étirent, regardent des vidéos de chats sur Youtube… Malgré qu’elles travaillent objectivement moins longtemps que les personnes qui ne font pas de pause, elles produisent plus. Car quand elles travaillent, c’est à 100%, sans répondre aux distractions extérieures ou auto-provoquées. Et quand elles font la pause, c’est avec la même assiduité…

L’attention n’est pas une ressource qui s’épuise

Ces observations concordent avec les recherches récentes du professeur de psychologie Alejandro Lleras de l’université de l’Illinois. Ses conclusions sur la perte de vigilance et la fatigue cognitive s’écartent des recommandations de bon sens sur les “distractions à éviter” et de l’approche d’études précédentes qui considèrent l’attention comme une ressource limitée s’épuisant avec le temps. “Je crois que c’est faux“, assure le professeur. “Si vous commencez à être moins performant dans une tâche c’est parce que vous cessez d’y faire attention, certes, mais vous faites toujours attention à quelque chose. Ce n’est pas l’attention le problème.

Selon le chercheur, le cerveau, comme dans les perceptions sensorielles, cesse peu à peu d’enregistrer la perception même si le stimulus continue avec la même intensité. On cesse de remarquer un bruit, de percevoir une odeur… “Une stimulation permanente est considérée par le cerveau comme non importante. C’est la même chose pour les pensées car il y a une analogie avec la façon dont le cerveau traite l’information“, argumente le chercheur.

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La presse en parle

Le cerveau humain, complexe, prodigieux, mystérieux

Cent milliards de neurones, cent mille milliards de connexions entre ces cellules nerveuses.Dans cet inextricable écheveau de cellules, comment fonctionne le cerveau?

Le XXIe  siècle sera celui du cerveau, entend-on dire. Mais comment étudier le fonctionnement d’un organe si complexe, si unique, si spécifiquement humain avec toute sa dimension psychologique? Car s’il pilote notre vie végétative (respiration, circulation, digestion), notre cerveau est également le siège de nos pensées et actes – conscients et inconscients –, de notre mémoire, de nos rêves, de nos relations sociales, de nos sentiments, de notre âme, pensent certains.

Le connaît-on mieux? Voici cinq domaines dans lesquels les neuroscientifiques ont permis récemment des progrès de la connaissance.

Le cerveau est une immense toile d’araignée dont les branchements évoluent au cours du temps. Anatomiquement parlant, on pensait autrefois que le cerveau était câblé de façon standardisée et définitive et qu’il fonctionnait selon des programmes automatiques, prédéterminés. On supposait également que le cerveau était découpé en grandes zones jouant un rôle précis et immuable, par exemple dans le langage, la mémoire, voire la bêtise ou la brutalité comme le prétendait la phrénologie en 1890. Depuis les années 1980, on sait que c’est bien différent. Le cerveau est capable d’évoluer au cours du temps, en fonction de l’âge, d’expériences vécues, de certains accidents comme la perte d’un membre ou de la vue. Ce que Jean-Pierre Changeux et d’autres neurobiologistes ont appelé la «plasticité neuronale» ou synaptique, une synapse étant une connexion entre deux neurones. Aujourd’hui, on considère que le cerveau est constitué de «réseaux de neurones», et que la plasticité synaptique est à l’origine de l’apprentissage et de la mémoire. À chaque fois que l’on apprend et mémorise quelque chose, un ou plusieurs réseaux sont activés et le passage de l’influx nerveux «renforce» ce réseau.

Le cerveau est un organe fonctionnant en continu. Ou presque. C’est ce qu’a montré, dans les années 2010, une équipe de neurobiologistes de l’université Washington (Saint-Louis du Missouri). Contrairement à ce qui se passe pour la plupart des autres organes de notre corps qui, comme le cœur, fonctionnent au ralenti durant le sommeil ou une anesthésie, le cerveau, lui, n’est jamais au repos et se maintient toujours à un niveau d’activité correspondant à 60 à 80% de l’énergie totale qu’il utilise. Nos aires cérébrales continuent de communiquer et de discuter entre elles, comme l’ont montré des mesures de la consommation en oxygène. On pense que cet état d’activité élevé sert à organiser les souvenirs et à anticiper sur le futur, notre système moteur étant alors prêt à réagir au quart de tour ! Tout récemment, Sid Kouider et son équipe du Laboratoire des sciences cognitives (CNRS-EHESS-ENS) ont démontré que, même endormi, le cerveau continue à percevoir des mots, à en comprendre le sens et à les classer !

Le cerveau est doté de cellules-souches. On pensait que les neurones apparaissaient au cours du développement embryonnaire et que leur nombre s’amenuisait ensuite au cours de la vieillesse, sans aucune possibilité de régénération. Ce dogme s’est effondré dans les années 1980 avec la découverte par une équipe de l’université Rockefeller (New York) de l’existence de cellules-souches dans le centre vocal du cerveau du canari au printemps, un renouvellement de neurones qui est associé à une modification du chant au moment précis de la période de reproduction. Depuis, Pierre-Marie Lledo de l’Institut Pasteur a identifié, par optogénétique (voir ci-contre), des cellules-souches adultes dans le bulbe olfactif des rongeurs, tandis qu’on en a trouvé chez l’homme dans deux régions : la bordure des ventricules cérébraux (cavité centrale de l’encéphale) et dans l’hippocampe (structure du lobe temporal médian, ayant la forme du cheval de mer). On pense que, dans cette dernière zone, les néo-neurones participent à l’acquisition de la mémoire. Il semble également que la naissance de nouveaux neurones (neurogenèse) soit perturbée dans des maladies comme l’épilepsie, Alzheimer ou un AVC. Les chercheurs estiment que des cellules-souches se cachent encore, sous forme dormante, dans d’autres régions. Enfin, de récents travaux suggèrent que l’environnement fœtal, notamment le taux de certaines hormones maternelles, exerce uneinfluence considérable sur la maturation des circuits neuronaux.

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Comment maitriser son stress

Quatre astuces pour éviter la crise de nerfs au bureau

Enchaînement de contrariétés, remarques désobligeantes, stress qui grimpe à la vitesse de l’éclair… Il n’en faut pas plus pour friser la grosse crise, les mots qui blessent ou les décisions hâtives. Heureusement, une simple mise à distance et quelques exercices rapides peuvent suffirent à ne pas céder à la crise de nerfs. 

La sophrologue Anne Lebrun est formelle : « Le stress est un processus d’adaptation normal et positif de l’organisme qui nous permet de nous concentrer et de nous motiver pour répondre à ce qui nous arrive. Lorsque le stress est trop important, le cerveau est court-circuité et l’on ne peut plus penser ou agir efficacement ». CQFD.  Alors pour ne pas franchir la frontière ténue avec la crise de panique ou le gros « pétage de plombs » que l’on peut regretter ensuite, la priorité est avant tout à faire redescendre la pression ! Voici les quatre issues de secours à emprunter d’urgence.

La mise à distance
Quèsaco ? Déconnecter, débrancher ! Cette mise à distance ne porte en réalité ses fruits que lorsqu’on l’applique régulièrement, en prévention. Si vous savez vous recentrer sur vous-même et diriger votre conscience vers l’intérieur, vous saurez mettre de la distance dans un moment de crise. Commencer par prendre l’habitude de ne pas s’obstiner à résoudre un problème quand le cerveau en est incapable, seule la descente du stress permettra une réflexion et un regard neuf. Tout au long de la journée, faites des micro-pauses en vous concentrant sur un morceau de musique ou en passant un coup de téléphone. Au moment critique, éloignez-vous au sens strict du terme : allez aux toilettes, prenez un café, un verre d’eau, marchez ou retrouvez vos collègues à l’extérieur pour aérer votre cerveau.

L’incontournable respiration abdominale
Elle oxygène le cerveau quand il en manque et permet de retrouver notre calme pour attaquer le reste de la journée. Assise sur votre chaise, les deux pieds posés au sol, le bassin au fond de la chaise, la tête droite et le dos collé au dossier. Placez les mains sur votre ventre et faites quelques respirations naturelles en inspirant doucement et profondément par le nez et en vous concentrant sur la sensation d’air frais sur son trajet jusqu’aux poumons. Soufflez ensuite longuement par la bouche en vous concentrant sur l’air entre vos lèvres. Répétez l’exercice autant de fois que nécessaire.

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