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Améliorer sa mémoire grâce à la plasticité cérébrale

Le cerveau est, de très loin, l’organe le moins connu de tout le corps humain, mais à chaque fois que je lis de nouvelles avancées sur la connaissance que nous en avons, je suis toujours aussi admiratif face à ses possibilités extraordinaires.

Imaginez : la nourriture psychologique que nous donnons à notre cerveau génère des conséquences physiques à l’intérieur de celui-ci.

On appelle cela la plasticité cérébrale.

Une grande claque à toutes les idées reçues qui voulait que nous naissions avec un capital neuronal qui ne cessait de diminuer jusqu’à la fin de nos jours. Un formidable encouragement pour tout ceux qui ont eu un accident cérébral : rien n’est totalement irréversible, tout continue à évoluer.

Mais en réalité qu’est-ce que la plasticité cérébrale ?

Elle désigne l’ensemble des évolutions physiques à l’intérieur du cerveau.


Trois mécanismes principaux peuvent illustrer cette plasticité.

La plasticité fonctionnelle :

Elle est liée au renforcement des connexions. Il n’y a pas de modification du câblage mais un renforcement de la connexion existante et une meilleure efficacité de la transmission au niveau des synapses. L’entraînement, comme pour un muscle, va renforcer la capacité de mémorisation.

La plasticité structurelle :

C’est la création de nouvelles connections entre les neurones. L’extrémité du neurone va former des bourgeons et créer de nouveaux embranchements. En permanence de nouvelles synapses naissent, mais seules quelques-unes vont être activées parce qu’elles font partie d’un réseau qui bénéficie d’une activité mentale.

La plasticité neuronale :

Contrairement à ce que l’on a pensé jusqu’au début des années 2000 il y a apparition de nouveaux neurones y compris dans le cerveau adulte en particulier au niveau de l’hippocampe. Ce développement de nouveaux neurones est désormais acquis  et cela même au-delà de 70 ans.

Cette plasticité cérébrale permanente est un encouragement  fabuleux, il cautionne la nécessité d’ entraîner notre cerveau en permanence  et en particulier de le nourrir de la meilleure façon.

La leçon du jour :

A l’image des aliments que vous donnez à votre corps et vos muscles, nourrissez votre cerveau en permanence et cultivez le meilleur mental possible.

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L’attention clé d’entrée d’une bonne mémoire

Comment avoir une bonne mémoire ?

L’une des clés de réponse à cette question, c’est L’ATTENTION. L’optimisation de l’assimilation des données que l’on souhaite mémoriser doit passer par une mise en conditions, je vous en cite quelques-unes parmi les plus importantes :

Mettez de l’intention dès que vous souhaitez mémoriser une information.

Votre attention sera beaucoup plus forte si vous définissez clairement votre objectif. La motivation, l’intention que vous mettez lorsque vous mémorisez est capitale dans le processus de mémorisation. Alors vivez, vibrez, mettez du cœur à l’ouvrage et vous verrez vos facultés croître sans effort.

Mettez tous vos sens en action.

La mémoire est multiple et plus vous associerez vos cinq sens à ce que vous souhaitez mémoriser, plus la qualité de restitution de l’information sera bonne. Ne vous contentez pas d’être basiquement rationnel face à l’information mais faites travailler votre imagination pour y associer ce que vous ressentez (des odeurs, une impression de chaleur, de fraîcheur etc…). Avec l’entrainement vous verrez rapidement qu’une information acquise classiquement sera retenue beaucoup moins longtemps qu’une information acquise en y associant par exemple une odeur, une image ou la particularité de la personne qui vous a donné cette information.

Isolez-vous des sources de distraction.

L’isolement pour vous mettre dans les meilleures conditions d’assimilation n’est pas nécessairement physique. Certaines personnes avec un peu d’entraînement parviennent à s’isoler mentalement et à faire abstraction des perturbations extérieures.

 Évitez le stress.

Parfois plus facile à dire qu’à faire, mais fuyez tant que vous le pouvez le stress qui est l’un des pires ennemis de la mémoire.

Pourquoi ? Eh bien cela tient principalement à l’organisation des priorités du cerveau. En effet en situation de stress le cerveau va redéfinir ses priorités et rompre l’attention en la divisant. La maîtrise du stress est donc primordiale dans l’entretien d’une bonne mémoire. L’un des moyens pour calmer ces pensées négatives peut être la méditation.

Méditez.

Pour pallier un mauvais stress la méditation est désormais reconnue scientifiquement pour améliorer notre capacité de concentration. Ne vous contentez pas d’une ou deux séances, pratiquez la méditation régulièrement et vous verrez au bout de quelques semaines une amélioration significative de votre capacité d’attention.

En se concentrant sur sa respiration, ses sensations, en optimisant cette connexion entre le corps et l’esprit vous modifierez votre fonctionnement cérébral et gagnerez en flexibilité mentale.

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Organisation de la mémoire

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Pour bien assimiler il faut tout d’abord comprendre le fonctionnement du cerveau. Vous allez découvrir dans cette vidéo comment notre cerveau s’organise pour stocker les informations.

Ce qu’il faut retenir :

La mémoire est organisée principalement sous 2 formes :

La mémoire de travail ou mémoire à court terme :

Elle permet de stocker des informations pendant un laps de temps très court (20 sec environ). Elle permet de stocker l’information le temps de savoir si celle-i est utile ou pour une utilisation différée (faire un calcul de tête, peser un aliment, composer un numéro de téléphone, garder le fil d’un conversation). Elle a rôle très important puisque, outre son rôle de sas intermédiaire, elle nous permet de conserver la cohérence du moment présent.

La mémoire à long terme :

Elle nous permet de conserver nos événements vécus, les lieux, les dates, les personnes etc… 3 systèmes majeurs sont mis en oeuvre dans la mémoire à long terme.

  • La mémoire épisodique :  C’est la mémoire du souvenir, celle de la question : Où étiez-vous ce jour-là et que faisiez-vous ?  Elle nous permet de nous situer dans le temps et l’espace lorsque l’on se rappelle un événement. C’est le système de mémoire le plus élaboré et qui vraisemblablement nous distingue des animaux.
  • La mémoire sémantiqueC’est la mémoire des connaissances générales et personnelles. Ce sont les connaissances que nous acquérons indépendamment du contexte d’apprentissage, telles que “la terre est ronde, la vache est un ruminant etc… C’est une mémoire très solide dans le temps.
  • La mémoire procédurale C’est la mémoire des automatismes, celle qui permet de conduire, de faire du vélo etc… Elle n’exige pas de traitement conscient.

Mais on pourra également trouver 2 autres formes plus ou moins en relation avec les 3 précédentes :

  • La mémoire perceptive : est celle qui nous permet de mettre en relation des événements ou des choses connus. Nous reconnaissons un objet, un animal déjà vu.
  • La mémoire émotive : on sait désormais que la charge émotionnelle liée à un événement a une influence importante sur la qualité du stockage de cette information. On retiendra par exemple beaucoup plus longtemps les événements du 11 Septembre, par rapport à une manifestation sans intérêt majeur.

A très bientôt.