Catégories
La presse en parle

Le cerveau humain, complexe, prodigieux, mystérieux

Cent milliards de neurones, cent mille milliards de connexions entre ces cellules nerveuses.Dans cet inextricable écheveau de cellules, comment fonctionne le cerveau?

Le XXIe  siècle sera celui du cerveau, entend-on dire. Mais comment étudier le fonctionnement d’un organe si complexe, si unique, si spécifiquement humain avec toute sa dimension psychologique? Car s’il pilote notre vie végétative (respiration, circulation, digestion), notre cerveau est également le siège de nos pensées et actes – conscients et inconscients –, de notre mémoire, de nos rêves, de nos relations sociales, de nos sentiments, de notre âme, pensent certains.

Le connaît-on mieux? Voici cinq domaines dans lesquels les neuroscientifiques ont permis récemment des progrès de la connaissance.

Le cerveau est une immense toile d’araignée dont les branchements évoluent au cours du temps. Anatomiquement parlant, on pensait autrefois que le cerveau était câblé de façon standardisée et définitive et qu’il fonctionnait selon des programmes automatiques, prédéterminés. On supposait également que le cerveau était découpé en grandes zones jouant un rôle précis et immuable, par exemple dans le langage, la mémoire, voire la bêtise ou la brutalité comme le prétendait la phrénologie en 1890. Depuis les années 1980, on sait que c’est bien différent. Le cerveau est capable d’évoluer au cours du temps, en fonction de l’âge, d’expériences vécues, de certains accidents comme la perte d’un membre ou de la vue. Ce que Jean-Pierre Changeux et d’autres neurobiologistes ont appelé la «plasticité neuronale» ou synaptique, une synapse étant une connexion entre deux neurones. Aujourd’hui, on considère que le cerveau est constitué de «réseaux de neurones», et que la plasticité synaptique est à l’origine de l’apprentissage et de la mémoire. À chaque fois que l’on apprend et mémorise quelque chose, un ou plusieurs réseaux sont activés et le passage de l’influx nerveux «renforce» ce réseau.

Le cerveau est un organe fonctionnant en continu. Ou presque. C’est ce qu’a montré, dans les années 2010, une équipe de neurobiologistes de l’université Washington (Saint-Louis du Missouri). Contrairement à ce qui se passe pour la plupart des autres organes de notre corps qui, comme le cœur, fonctionnent au ralenti durant le sommeil ou une anesthésie, le cerveau, lui, n’est jamais au repos et se maintient toujours à un niveau d’activité correspondant à 60 à 80% de l’énergie totale qu’il utilise. Nos aires cérébrales continuent de communiquer et de discuter entre elles, comme l’ont montré des mesures de la consommation en oxygène. On pense que cet état d’activité élevé sert à organiser les souvenirs et à anticiper sur le futur, notre système moteur étant alors prêt à réagir au quart de tour ! Tout récemment, Sid Kouider et son équipe du Laboratoire des sciences cognitives (CNRS-EHESS-ENS) ont démontré que, même endormi, le cerveau continue à percevoir des mots, à en comprendre le sens et à les classer !

Le cerveau est doté de cellules-souches. On pensait que les neurones apparaissaient au cours du développement embryonnaire et que leur nombre s’amenuisait ensuite au cours de la vieillesse, sans aucune possibilité de régénération. Ce dogme s’est effondré dans les années 1980 avec la découverte par une équipe de l’université Rockefeller (New York) de l’existence de cellules-souches dans le centre vocal du cerveau du canari au printemps, un renouvellement de neurones qui est associé à une modification du chant au moment précis de la période de reproduction. Depuis, Pierre-Marie Lledo de l’Institut Pasteur a identifié, par optogénétique (voir ci-contre), des cellules-souches adultes dans le bulbe olfactif des rongeurs, tandis qu’on en a trouvé chez l’homme dans deux régions : la bordure des ventricules cérébraux (cavité centrale de l’encéphale) et dans l’hippocampe (structure du lobe temporal médian, ayant la forme du cheval de mer). On pense que, dans cette dernière zone, les néo-neurones participent à l’acquisition de la mémoire. Il semble également que la naissance de nouveaux neurones (neurogenèse) soit perturbée dans des maladies comme l’épilepsie, Alzheimer ou un AVC. Les chercheurs estiment que des cellules-souches se cachent encore, sous forme dormante, dans d’autres régions. Enfin, de récents travaux suggèrent que l’environnement fœtal, notamment le taux de certaines hormones maternelles, exerce uneinfluence considérable sur la maturation des circuits neuronaux.

Lire l’intégralité de l’article

Catégories
Mémoire

La mémoire et ses territoires

Nous avons souvent la volonté de tout mettre dans des cases, mais la mémoire, compte tenu de sa forme multiple n’est pas stockée dans un lieu unique mais mobilise au contraire des zones réparties dans tout le cerveau . Cet ensemble est connecté par des faisceaux de neurones qui assurent la circulation de l’information et sa cohérence.
Cette notion est très importante car elle va conditionner la stratégie à adopter pour mieux mémoriser.
Toutefois les cinq formes de mémoire ont leurs zones de prédilection.
La mémoire de travail (de court terme) va solliciter la région prèfrontale (Le front a l’avant du cerveau). Cette région est le lieu de prédilection des fonctions sensitives, motrices et cognitives (élaboration de la pensée, interaction avec l’environnement) .
La mémoire sémantique (les connaissances) va mettre en action plusieurs zones et principalement le cortex prèfrontal et le lobe temporal de l’hémisphère gauche.
La mémoire épisodique (celle des événements) fait appel au cortex frontal (souvenirs) et au lobe occipital situé à l’arrière du cerveau (image mentale).
Celle-ci fait également intervenir une structure capitale : l’hippocampe. Ce centre d’aiguillage bilatéral (sur chaque hémisphère) va jouer un rôle essentiel dans le stockage à Long Terme
La mémoire perspective va venir activer les zones sensorielles qui vont enregistrer l’information.
Les informations auditives vont se stocker au niveau du lobe temporal et les informations visuelles au niveau du lobe occipital.
La mémoire procédurale (celle du savoir-faire des automatismes) va faire appel aux zones liées à la motricité dont le cervelet et les ganglions de la base.

Action : faites l’exercice de mémoriser ces informations. Mettez une alarme dans votre portable (par exemple) et essayer de vous rappeler l’ensemble de ces informations le lendemain. Pour mémoriser ces informations faites appel à plusieurs de vos sens. Ce soir avant de vous coucher refaite une petite mise à jour de vos informations. De cette façon dans la nuit, votre cerveau travaillera pour vous et vos informations seront stockées de façon plus fiable et plus durable.

Catégories
Mémoire

Comment améliorer sa mémoire ?

Quelles sont les clés pour bien mémoriser ?

Si vous vous attendiez à une recette miracle pour améliorer votre mémoire, ce n’est pas ici que vous la trouverez. Par contre, vous êtes l’acteur majeur de votre vie, et en tant qu’acteur vous avez le pouvoir de décision, le pouvoir d’expliquer à votre cerveau la façon dont il doit procéder pour mieux travailler.

Tout apprentissage nécessite un minimum d’effort, mais un effort qui devient ludique n’est plus vraiment un effort. Mettez du Plaisir et de l’intérêt dans tous vos apprentissages vos neurones vous en seront reconnaissants et ils retiendront beaucoup mieux les informations que vous souhaitez leur confier. Je reviendrais fréquemment sur l’importance de votre condition mentale, sur la méthode qu’il faut employer.

Maintenant que vos neurones sont heureux d’accueillir de nouvelles informations, il va falloir respecter certaines conditions pour optimiser la qualité du stockage.

Le sommeil :

Il a un rôle très important dans la qualité du stockage, la consolidation des souvenirs. Vous avez peut être le sentiment de perdre votre temps lorsque vous dormez, eh bien vous vous trompez, le sommeil est au contraire un moment capital ou le cerveau se réorganise, se structure. Je vous expliquerai prochainement comment tirer partie du sommeil, comment en faire un allié quasi magique.

L’attention :

Je vous en parlais dans un article précédent, elle est très importante au moment de l’encodage. C’est une phase essentielle dans le processus de mémorisation. Vivez dans le présent et soyez concentré sur ce que vous faites si vous souhaitez conserver sur le long terme.

Les images mentales :

Votre mémoire à sa table de correspondance issue de tout ce que vous avez acquis et emmagasiné depuis votre naissance voire avant. Toute nouvelle information va être confrontée à un souvenir, aux acquis précédemment encodés en faisant appel à la mémoire perceptive.  Savoir jouer avec ces associations va consolider les enregistrements et faciliter leurs rappels.

L’organisation :

A l’image d’une armoire mal rangée où tout est mélangé, il est important d’enregistrer les informations en réfléchissant à leurs organisations, avec quoi les associer, quelle est leur hiérarchie.

Répéter et restituer :

Répéter plusieurs fois des informations à retenir permet de favoriser l’ encodage. Le fait d’aller rechercher l’information permet de consolider celle-ci sur du long terme.

Le conseil du jour :

Injectez du plaisir dans vos apprentissages.

Ne veillez pas inutilement.

Travaillez en associant le plus possible vos différents sens.

Répétez et vérifiez la bonne acquisition des informations acquises.

Formation mémoire :[javascript][/javascript]

 

Catégories
Mémoire

La mémorisation : 3 étapes

La compréhension du processus de stockage des informations va vous permettre de mieux appréhender la future stratégie que nous mettrons en place pour optimiser notre mémoire.

Le stockage des informations vers la mémoire à long terme va se dérouler en trois étapes.

1 – L’ enregistrement

On l’appelle aussi l’encodage, c’est une étape essentielle, bien souvent à l’origine du trou de mémoire car elle est en relation directe avec l’attention. Cette première phase est donc capitale pour une bonne assimilation. C’est la raison pour laquelle la plupart des exercices de mémorisations portent précisément sur cette première phase. De la qualité de l’enregistrement découlera la qualité du stockage tant en durée qu’en fiabilité de l’information.

2 – Le stockage

Cette étape va permettre de conserver les informations, cependant il est important de les rafraîchir et de les activer le plus souvent possible afin de maintenir les informations au plus proche de la réalité. Le temps ayant la fâcheuse tendance à déformer la réalité.

3 – Le rappel

Récupérer l’information stockée sera d’autant plus facile que l’on va multiplier les associations de façon logique. Cette capacité de rappel sera d’autant plus facile si les deux premières phases ont été réalisées avec la même logique.
Cette phase de rappel tend à s’améliorer avec la multiplication des expériences et l’apprentissage.

Le conseil du jour :

Intégrez bien ces 3 phases, prenez conscience du cheminement de l’information en prenant une situation bien précise. Par exemple observez un objet devant vous et imagez son cheminement vers les zones de stockage de votre cerveau.

1 – Enregistrement : analysez l’objet avec attention sa forme, sa situation dans la pièce, ce que cet objet vous évoque.

2 – Stockage : Visualisez le cheminement de l’information (et ses multiples formes) comme si vous pouviez la suivre dans votre cerveau avec ses multiples formes.

3 – Faites circuler cette information multiple en la rappelant, fermer les yeux si cela vous aide.

Bon entrainement.

 

 

 

 

Catégories
Se développer, grandir

Mémoire, motivation et éducation

Education et motivation est-ce incompatible ?

Une partie de l’éducation de nos enfants se fait en dehors du cercle familial. Cela a au moins une vertu : c’est celle de leur faire découvrir d’autres façons de penser, d’apprendre. Il y a cependant dans notre système éducatif des lacunes graves qui ignorent l’individualité et les règles de bases de la motivation.

Des travaux réalisés par Mihaly Csikszentmihalyi (je sais c’est imprononçable !!! ) montrent qu’un enfant de douze ans établit déjà une distinction très marquée entre travail et jeu. En percevant l’école comme un labeur, ils s’interdisent de prendre plaisir au processus éducatif. Or, le travail dans nos sociétés occidentales, reste jusqu’à ce jour un élément déterminant d’équilibre car source de revenu et d’indépendance.

Comment avons-nous pu passer jusqu’à présent à coté de cette règle aussi élémentaire de bon sens ? Le lieu de travail, qu’il soit à l’école ou plus tard dans le monde professionnel, peut et doit fournir l’occasion d’éprouver des sentiments positifs. Mettre sur le même plan, travail d’un coté et effort et souffrance de l’autre revient à dresser une barrière intérieure qui empêche beaucoup de gens d’être heureux à l’école ou au travail.

Pour illustrer cela une étude réalisée en 1930 par Donald Hebb a mis en avant que nous pouvions nous débarrasser de ces préjugés imposés par notre environnement. Ecouter plutôt : « On annonce à six cents élèves âgés de six à quinze ans qu’ils sont désormais dispensés de travail scolaire. S’ils ne sont pas sages en classe, leur punition consistera à sortir jouer dans la cour. S’ils se tiennent bien, leur récompense prendra la forme de devoirs supplémentaires. Selon Hebb, dans un tel contexte, les élèves se sont tous rendus compte, en un jour ou deux maximum, que, dans certaines limites, ils préféraient travailler plutôt que rester oisifs (incidemment ils ont avancé plus vite en arithmétique et dans d’autres disciplines que les années précédentes). En apprenant à reformuler son métier ou son cursus scolaire, en le considérant comme un privilège et non plus comme une contrainte, et en faisant de même pour nos enfants, on s’approchera d’un équilibre précieux et d’un cercle vertueux (acquisition de connaissance -> intérêt et motivation -> besoin d’en savoir plus -> goût de l’effort etc …) qui contribuera à notre bonheur et notre équilibre intérieur.

Lisez plutôt ce paragraphe majeur souligné par Mihaly : « Ni l’école ni les parents ne sont doués pour apprendre aux jeunes à trouver du plaisir dans les occupations qui en valent la peine. Souvent, obsédés par l’illusion d’un modèle indigent dont ils se sont entichés, les adultes, contribuent à les induire en erreur. Ils donnent aux tâches sérieuses des allures de corvées abrutissantes et pénibles, et font passer les activités superficielles pour excitantes et faciles. Dans l’ensemble l’école ne réussit pas à apprendre aux jeunes que les sciences, les mathématiques peuvent être parées d’une beauté fascinante ; elle se borne à enseigner la routine de la littérature ou de l’histoire au lieu d’en montrer le coté aventureux. »

Le conseil du jour :

Faites de vos enfants et soyez vous-même des explorateurs. Ceux qui réussissent mieux sont ceux qui apprennent tout au long de leur existence.
Transmettez ce goût d’apprendre, inventez-vous un programme éducatif permanent dans lequel il faut équilibrer développement personnel et développement professionnel (la méthode et le terrain de jeu). Trouvez des méthodes simples (si vous êtes abonnés à ce site je vous en enverrai régulièrement) et directement transposables afin d’en récolter des bénéfices immédiats et pour faire croître votre motivation.
Mettez-en place des créneaux hebdomadaires réguliers pour que l’excitation d’un jour ne tombe dans les oubliettes quelques semaines plus tard.

Bonne exploration.
Portez-vous bien.