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Mémoire

La mémorisation : 3 étapes

La compréhension du processus de stockage des informations va vous permettre de mieux appréhender la future stratégie que nous mettrons en place pour optimiser notre mémoire.

Le stockage des informations vers la mémoire à long terme va se dérouler en trois étapes.

1 – L’ enregistrement

On l’appelle aussi l’encodage, c’est une étape essentielle, bien souvent à l’origine du trou de mémoire car elle est en relation directe avec l’attention. Cette première phase est donc capitale pour une bonne assimilation. C’est la raison pour laquelle la plupart des exercices de mémorisations portent précisément sur cette première phase. De la qualité de l’enregistrement découlera la qualité du stockage tant en durée qu’en fiabilité de l’information.

2 – Le stockage

Cette étape va permettre de conserver les informations, cependant il est important de les rafraîchir et de les activer le plus souvent possible afin de maintenir les informations au plus proche de la réalité. Le temps ayant la fâcheuse tendance à déformer la réalité.

3 – Le rappel

Récupérer l’information stockée sera d’autant plus facile que l’on va multiplier les associations de façon logique. Cette capacité de rappel sera d’autant plus facile si les deux premières phases ont été réalisées avec la même logique.
Cette phase de rappel tend à s’améliorer avec la multiplication des expériences et l’apprentissage.

Le conseil du jour :

Intégrez bien ces 3 phases, prenez conscience du cheminement de l’information en prenant une situation bien précise. Par exemple observez un objet devant vous et imagez son cheminement vers les zones de stockage de votre cerveau.

1 – Enregistrement : analysez l’objet avec attention sa forme, sa situation dans la pièce, ce que cet objet vous évoque.

2 – Stockage : Visualisez le cheminement de l’information (et ses multiples formes) comme si vous pouviez la suivre dans votre cerveau avec ses multiples formes.

3 – Faites circuler cette information multiple en la rappelant, fermer les yeux si cela vous aide.

Bon entrainement.

 

 

 

 

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Se développer, grandir

Mémoire, motivation et éducation

Education et motivation est-ce incompatible ?

Une partie de l’éducation de nos enfants se fait en dehors du cercle familial. Cela a au moins une vertu : c’est celle de leur faire découvrir d’autres façons de penser, d’apprendre. Il y a cependant dans notre système éducatif des lacunes graves qui ignorent l’individualité et les règles de bases de la motivation.

Des travaux réalisés par Mihaly Csikszentmihalyi (je sais c’est imprononçable !!! ) montrent qu’un enfant de douze ans établit déjà une distinction très marquée entre travail et jeu. En percevant l’école comme un labeur, ils s’interdisent de prendre plaisir au processus éducatif. Or, le travail dans nos sociétés occidentales, reste jusqu’à ce jour un élément déterminant d’équilibre car source de revenu et d’indépendance.

Comment avons-nous pu passer jusqu’à présent à coté de cette règle aussi élémentaire de bon sens ? Le lieu de travail, qu’il soit à l’école ou plus tard dans le monde professionnel, peut et doit fournir l’occasion d’éprouver des sentiments positifs. Mettre sur le même plan, travail d’un coté et effort et souffrance de l’autre revient à dresser une barrière intérieure qui empêche beaucoup de gens d’être heureux à l’école ou au travail.

Pour illustrer cela une étude réalisée en 1930 par Donald Hebb a mis en avant que nous pouvions nous débarrasser de ces préjugés imposés par notre environnement. Ecouter plutôt : « On annonce à six cents élèves âgés de six à quinze ans qu’ils sont désormais dispensés de travail scolaire. S’ils ne sont pas sages en classe, leur punition consistera à sortir jouer dans la cour. S’ils se tiennent bien, leur récompense prendra la forme de devoirs supplémentaires. Selon Hebb, dans un tel contexte, les élèves se sont tous rendus compte, en un jour ou deux maximum, que, dans certaines limites, ils préféraient travailler plutôt que rester oisifs (incidemment ils ont avancé plus vite en arithmétique et dans d’autres disciplines que les années précédentes). En apprenant à reformuler son métier ou son cursus scolaire, en le considérant comme un privilège et non plus comme une contrainte, et en faisant de même pour nos enfants, on s’approchera d’un équilibre précieux et d’un cercle vertueux (acquisition de connaissance -> intérêt et motivation -> besoin d’en savoir plus -> goût de l’effort etc …) qui contribuera à notre bonheur et notre équilibre intérieur.

Lisez plutôt ce paragraphe majeur souligné par Mihaly : « Ni l’école ni les parents ne sont doués pour apprendre aux jeunes à trouver du plaisir dans les occupations qui en valent la peine. Souvent, obsédés par l’illusion d’un modèle indigent dont ils se sont entichés, les adultes, contribuent à les induire en erreur. Ils donnent aux tâches sérieuses des allures de corvées abrutissantes et pénibles, et font passer les activités superficielles pour excitantes et faciles. Dans l’ensemble l’école ne réussit pas à apprendre aux jeunes que les sciences, les mathématiques peuvent être parées d’une beauté fascinante ; elle se borne à enseigner la routine de la littérature ou de l’histoire au lieu d’en montrer le coté aventureux. »

Le conseil du jour :

Faites de vos enfants et soyez vous-même des explorateurs. Ceux qui réussissent mieux sont ceux qui apprennent tout au long de leur existence.
Transmettez ce goût d’apprendre, inventez-vous un programme éducatif permanent dans lequel il faut équilibrer développement personnel et développement professionnel (la méthode et le terrain de jeu). Trouvez des méthodes simples (si vous êtes abonnés à ce site je vous en enverrai régulièrement) et directement transposables afin d’en récolter des bénéfices immédiats et pour faire croître votre motivation.
Mettez-en place des créneaux hebdomadaires réguliers pour que l’excitation d’un jour ne tombe dans les oubliettes quelques semaines plus tard.

Bonne exploration.
Portez-vous bien.